À l’étranger, eSIM et Wi-Fi peuvent alléger nettement la facture mobile
Un voyageur affirme avoir économisé près de 1 000 euros en misant sur les eSIM et le Wi-Fi. Voici ce que cela suppose côté téléphone, forfait et installation.
En bref
- L’itinérance reste l’option la plus simple, mais généralement la plus chère.
- Une eSIM exige un téléphone compatible et débloqué.
- Un forfait de données plus gros coûte moins cher que plusieurs petits forfaits.
- Un adaptateur existe pour les téléphones qui n’acceptent que les SIM physiques.
Rester joignable hors de France ne devrait pas peser sur le budget d’un voyage. Selon ZDNET, l’itinérance de l’opérateur est la solution la plus pratique, mais généralement la plus coûteuse, alors que les eSIM sont bien moins chères à condition de posséder un téléphone débloqué.
Ce que coûte la facilité
Le journaliste de ZDNET, Adrian Kingsley-Hughes, raconte avoir réduit ses dépenses du Maroc à une croisière en Norvège. Son expérience est personnelle et ne se généralise pas, mais les écarts qu’il décrit donnent des ordres de grandeur.
Son propre forfait inclut l’itinérance illimitée dans l’UE : il a consommé environ 100 Go sur le voyage, en partageant sa connexion avec ses compagnons. Avec un forfait standard, les dépassements auraient atteint 200 à 250 euros. Au Maroc, hors de ce cadre, son opérateur réclamait près de 7 € par jour pour son iPhone. Il a préféré 10 Go pour 8 € sur deux semaines.
Itinérance, eSIM, Wi-Fi : les compromis
| Solution | Avantage | Limite |
|---|---|---|
| Itinérance | Simple, aucune démarche | Généralement la plus coûteuse |
| eSIM | Moins chère que l’itinérance, achat possible avant le départ | Téléphone compatible et débloqué requis ; besoins en données difficiles à estimer |
| Wi-Fi gratuit | Préserve le forfait de données | Dépend des points d’accès disponibles |
Le Wi-Fi gratuit est désormais largement sécurisé, d’après l’article. Quant aux eSIM, un gros forfait revient moins cher que de petits forfaits successifs, au risque de laisser des données inutilisées. Les fournisseurs cités (Holafly, Saily, Airalo, Maya Mobile, Nomad) ne possèdent pas de réseau : ils revendent un accès de gros acheté à des opérateurs locaux. Hors prix, leurs connexions diffèrent peu ; certains ajoutent des fonctions de sécurité ou un numéro de téléphone. En contrepartie, les recours et l’assistance sont plus limités, et les réseaux saturés restent possibles.
Vérifier son téléphone avant de partir
Un appareil verrouillé oblige à rester chez son opérateur pour le réseau mobile. Un déblocage peut être envisageable selon l’ancienneté du téléphone et son paiement complet. Inutile de chercher un service tiers pour un smartphone récent : les codes se trouvent sur les serveurs, et la plupart des sites qui promettent un déblocage sont des arnaques.
Pour les SMS, la plupart des forfaits en reçoivent à l’étranger sans itinérance de données, ce qui aide pour l’authentification à deux facteurs d’une banque. Les forfaits prépayés et professionnels peuvent faire exception. Si le téléphone n’accepte que des SIM physiques, des cartes permettent de charger des eSIM, comme le kit adaptateur d’EIOTClub.
Installer une eSIM
La démarche se fait avant l’arrivée, si le téléphone est compatible et non verrouillé.
- Télécharger l’application du fournisseur.
- Choisir le pays de destination et le forfait.
- Payer.
- Installer l’eSIM.
Pour les croisières, l’auteur cite Red Bull Mobile, qui lui a donné accès au service Telenor Maritime à bord.
Photo : Andrea Piacquadio / Pexels
